Digitalisation, un des matchs à gagner vers la résilience.

 

Souvent associé au changement climatique, le volet social ou la réduction des grands désastres, le concept de résilience et de gestion intégrée des risques se doit maintenant d’être encore plus présent dans les services de prévention et sécurité de nos organisations. Pour cela il est vital de fournir à ces professionnels des moyens technologiques et innovants dans leurs contributions à la résilience de leurs organisations. Tout un processus qui dernièrement s’accélère et dans le quelle la digitalisation est un élément clé.

Nous sommes confrontées à une nouvelle façon de vivre, avec l‘obligation de relever des défis et apporter des réponses au quotidien. Cette situation nécessite de l’adaptation et de l’audace et nous oblige à accélérer l’opérationnalisation de la résilience de nos organisations et communautés.

Il est donc nécessaire de mettre à disposition de toutes les forces vives les meilleures technologies tel que REZILIO et ce au plus vite. Grâce à de nouvelles solutions techniques et des services spécialisés, nous pouvons aider les organisations en charge des domaines sanitaires, de la sécurité, de la sûreté et de la défense dans chaque pays, région et ville, à relever les énormes défis qu’imposent la pandémie COVID19 en maximisant leur coordination. Ministères, collectivités, industries à risque Seveso, ERP (établissements recevant du public), centres hospitaliers ou grandes entreprises ont besoin d’instruments de gestion digitale efficaces pour assurer la résilience de leur organisation.

Ministères, collectivités, industries à risque Seveso, ERP (établissements recevant du public), centres hospitaliers ou grandes entreprises ont besoin d’instruments de gestion digitale efficaces pour assurer la résilience de leur organisations.

Dans le cas des villes, chaque service qui intervient dans une crise n’est pas seul. Il fait partie d’une équipe plus large, et d’une réponse plus transversale à ce que la société lui demande. Ce constat local et sur le terrain est validé par les stratégies de haut niveau comme le cadre Sendai de 2015-2030 UNDRR qui dans sa dernière étude technique sur les aléas[1], nous livre des recommandations sur cette approche systémique multi aléa, et nous parle d’un basculement depuis la gestion des désastres en tant qu’événements, vers une gestion intégrée/systémique/holistique des risques. Les objectifs de développement durable de l’ONU 2030 en vue de rendre les communautés plus résilientes face aux aléas climatiques et catastrophes naturelles nous montrent aussi un chemin vers des services municipaux de crise plus résilients qui vont contribuer à ses objectifs 11 et 13[2].

En Europe cette nouvelle vision des risques commence à être prise en compte par la législation européenne comme en témoigne l’actualisation de l’année dernière du mécanisme de protection civile de l’Union Européenne[3]. C’est aussi dans l’UE qu’on attend une reforme de la directive sur la protection des infrastructures critiques (IC)[4] qui pourrait mettre l’accent sur la nécessité de prendre en compte l’ensemble du système de IC et des interdépendances respectives. Les gouvernements dans chaque pays européen mais aussi ailleurs, réunissent les meilleurs pratiques[5] et leçons apprises dans des guides[6] a fin d’améliorer leur capacité de résilience.

Sur le terrain

Mais comment nous préparer pour les prochaines semaines/mois/années et en même temps transposer ces idées et stratégies de long terme à la gestion très réel sur le terrain dans nos organisations ? Comme les entraîneurs de football[7] qui travaillent pour améliorer la classification de leur équipe, nous pouvons adopter une stratégie de « match par match » et essayer de remporter une première victoire avec l’adoption d’une solution digitale de gestion de crise qui nous permettra d’améliorer différents aspects de notre gestion de crise.

Ce type de solution a été développé dans des structures à haut niveau d’exigence (Ministères, Préfectures, Services d’incendie et secours, grandes collectivités, Industries, …) mais peut être d’un usage très simple pour des élus et des techniciens, ou d’autres parties prenantes dans des villes petites et moyennes, des établissements recevant du public, ou des infrastructures à risque ou critiques.

Comme les entraîneurs de football qui travaillent pour améliorer la classification de leur équipe, nous pouvons adopter une stratégie de « match par match » et essayer de remporter une première victoire avec l’adoption d’une solution digitale de gestion de crise.

Il existe sur le marché différentes options pour le pilotage des situations de crise «tout en un» accessible via web (SaaS) ou smartphone, les nommées « Mains Courantes digitales », Logbook, ou Journal de Bord, des outils très pertinents dans la situation actuelle dont celle de REZILIO. Nous trouvons quelques bénéfices importants à signaler pour ce type de solutions : :Travailler digitalement va nous faciliter les mises à jour et rassembler l’information disséminée pour assurer sa pérennité. Par exemple, les Plan Communaux de Sauvegarde qui doivent être mis à jour et partagés entre diverses organisations et départements. Quand une crise se déclenche, la ville et les autres administrations en charge pourront rapidement constituer une salle de crise virtuelle avec une remontée d’information rapide, une vision globale des enjeux et un suivi d’évolution de la situation. Dans le cas des différentes manifestations que nous voyons partout dans le monde ou les accidents affectant des centres-villes mobilisent différents acteurs comme les services de l’ordre, le service de nettoyage, les hôpitaux… l’interopérabilité entre organisations est clé, avec par exemple un service de police qui aura accès au Plan d’Intervention Particulier d’une école en situation de risque tel que déployé au Québec. Ici encore la technologie REZILIO peut aider à l’interaction entre l’échelon national, régional ou local et les différents acteurs du terrains (collectivités territoriales, hôpitaux, écoles, pompiers, polices, préfectures, mais aussi citoyens et opérateurs d’infrastructures critiques). Nos services municipaux vont alors pouvoir optimiser les ressources avec une diminution importante du temps requis pour le retour à la normale. Nos élus, directeurs de services et autres responsables vont pouvoir limiter les poursuites judiciaires et atténuer le risque réputationnel en démontrant une gestion responsable des risques.

Nous les citoyens, nous serons bien informés via nos téléphones, et dans certains cas d’autres parties prenantes comme des associations pourront contribuer à améliorer la situation, par exemple des taxis qui se mobilisent ou des hôtels qui se mettent à disposition comme centres d’accueil improvisés.

Tout ceci pouvant s’intégrer dans un écosystème interopérable, avec des simulation d’évènements ou des scénarios d’effets cascade orientés à la prise de décision dans les salles de situation/tactiques ou centres de contrôle.

Mais avant de pouvoir réellement avoir ces capacités et utiliser les dernières « buzzwords » pour initier une réelle innovation, nous devons gagner « Match par Match ». Gagnons notre premier rendez-vous avec la digitalisation de la résilience grâce à des plateformes technologiques  comme REZILIO et aidons nos services d’urgence et de gestion de risques à devenir des organisation plus résilientes face aux crises et aux catastrophes naturelles.

 

Ignasi Fontanals, Director Europe REZILIO

 

[1] Hazard definition & classification review- Technical report (UNDRR 2020)

[2] Rapport sur les objectifs de développement durable (UN, 2019)

[3] Décision (UE) 2019/420 du Parlement Européen et du Conseil du 13 mars 2019 modifiant la décision no 1313/2013/UE relative au mécanisme de protection civile de l’Union

[4] Council Directive 2008/114/EC of 8 December 2008

[5] Securité Civile Canada (2020) https://www.securitepublique.gc.ca/cnt/rsrcs/pblctns/mrgncy-mngmnt-strtgy/index-fr.aspx

[6] Cabinet Office, UK,  https://www.gov.uk/topic/public-safety-emergencies/emergencies-preparation-response-recovery/latest

[7] Guardiola, FC Barcelona (2008-2012)

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